Mon quartier, c'est une cervelle de rat. Sa complexité, ses connexions, ses possibilités, le réseau de ses possibilités. La combinaison de ses façades et de ses arrière-cours, de ses constantes et hasards, de ses grappes de cellules, d'habitations, d'appartements, de commerces, de maisons. Cet ensemble complexe, mais limité géographiquement, possède la complexité, le niveau de complexité, d'une cervelle de rat, ou de singe peut-être. Les gens et les objets qui l'habitent et la traversent en sont en quelque sorte les super-neurones, dont les trajectoires, évitements, rencontres et collisions forment du sens, un système, des pensées incarnées dans le monde même, un inconscient collectif. Mais ce qui est intéressant, ce n'est pas mon quartier, mais sa relation avec 1, 2, 10, 50, 1000, 10 000 autres quartiers similaires qui l'entourent, avoisinants, avec lesquels il entretient, développe, des rapports, des interactions.
1 ....... cervelle rat
2 ....... cervelle super-rat
3 ....... cervelle chien
4 ....... cervelle singe
5 ....... cervelle humain
Mon grenier est marécageux. Les choses y circulent, ralenties par la macération.
Un seul quartier est encore possible à comprendre, même si c'est difficile. Ses logiques de circulations, de caches, peuvent être peu à peu étudiées, voire comprises. Ce sont des entités complexes, mais à la portée de notre compréhension, si nous y portons beaucoup d'attention, de temps et d'effort. Mais un quart + un quart + un quart. La femme un milieu il risque de .... ....... toute la journée. L'agglomérat des cellules, des histoires issus des différents quarts forme un tout difficile à ............... [englober mentalement], une complexité dépassant notre entendement et augurant le ....... ....... ................ de la sieste.
***
Ce bout de quartier dans le 17e est une cervelle de rat. Mon quartier à Montreuil est une cervelle de rat. Mais l'accumulation, l'agglutination et la mise en relation de ces quartiers n'est plus une cervelle rat, mais une cervelle complexe, inconnue, surhumaine, composée de centaines de petites cervelles mises en réseau, accroissant les probabilités de pensées et d'évènements. L'ensemble est un cerveau géant et modulable. Une machine impensable, incalculable, une maxhine, un cerveau-ville, un cerveau-monde très supérieur à la compréhension d'humainimaux dans notre genre. Cette complexité nous dépasse, nous titille, nous englobe, nous y rôdons, attrapant ça et là quelques codes, quelques algorithmes particuliers à un coin de rue. Les oiseaux dans le ciel constituent un bruit de fond, un plancher sur lequel, tels des trajets de neurones, s'entremêlent des millions de trajectoires de dealers, de petites vieilles, de représentants, de familles, de SDF, de voyageurs, de politiques, d'ouvriers, d'employés, de curés, de flics, d'artistes, de sportifs, d'enfants, d'étudiants, de cols blancs, de professeurs, de médecins, de camés, d'imams, de croque-morts, de putes, de musiciens, de facteurs, de cuisiniers, etc. Chacun d'entre nous est un trajet neuronal fendant le cerveau du monde d'une manière particulière. Cela dure une vie pour nous, cela dure 1/10 de seconde dans le cerveau-monde.
Il y a aussi plein de petites tombes dans les cellules, des cellules-tombes. Les corps sont mus et tombent, entre temps traversés par des pensées, des émotions, des sensations, des paroles, et produisant des modifications. Un corps est activé, il se développe, sent et produit, parfois communique, puis s'arrête.
La vie c'est le sang qui tourne, la narine qui frémit, le baiser que l'on porte.
La mort d'un corps produit un creux particulier, un différentiel de vide, pour les autres corps l'ayant croisé, et n'étant pas encore tombés. La mort d'un corps modifie le cerveau-monde.
Le corps est un fleuve prenant de multiples formes et renouvellements. La musique intérieure d'une conscience, la mémoire, sont des excroissances abstraites accidentelles non communicables et perdues à jamais à l'arrêt du corps.
ce type se demande s'il est moi, se dit Bogue.
?matériau
÷®€=Íæn âÇD–Pc# ¤2ÚqÌ ÌÎÅ•š„±Úº ¥¤Cq%¾I¹\IîÛ¢ƒÑ^ * ãóÐÌSdÄóµÍ„rcQXÛž )Œ½ ý;õ;šn5Q jÂüÈÏ‹8õ¶”(s"ÁÍSrO ljOQ¾€ïí^ vý¦J)2.ã¹'[‰¥Êå#ú™é<¥–4à,q ”°ëS¾LØkÎd,c·°µ ‹,a¤I & ¹ýT
Ð 2àc“+pds/éݼI=´öÍ(RÇ÷™¹ ü¤ «òÔ..öÖÛ%%½”0“O(º†ZI U^*Jl¥k¸øõ;jƒ4Y[S \K=Ìl'İ<‚t‰cŒÛª«€¼ XîðÐ ¡ lÌöù/¤{6ŒXY¼2=£*|áhjjÚ ŽÎá®dln; EÌþ¥½–Mã'u3ÎAr¯AÅ™ªA#Ça¡A IŠÆf à .'{v•#ŒLeF$ð%ê…”úSæu ïõ–a£ÅžvrÌ =Ó IY TˆÝ– ºÿ Rqv¸œë\Ëä†;”]ÚZ9y³0PM:x ô`\5®"hâw¦õ?üuhäï j=""ÃÊW )AÔcµ»ÅC ·‚ äQ `²#ª»Š€ µ®çmTe§'y¯ ‰T^\Ë<½ #(z Õj×A ™MœÑª¦0¨( J+ Nÿ BƒZ%žD‚K•n|}P¼¢â@Øñ š…"ÙAwÎ8ÒíãAÁGãÁÚ ' Ónº"±“1w˜¬Äw)OŽâÖU‘ƒ³§$n¿êÓ媌¹E•Þ>0‰mS™e «¸ã Ç ¡Z0ýU„÷l"K qiƒ ñj 8 ÛáA¦‚ 6ê÷œqI±K-Še ú›Ð\P5v;úhTƒÖé +}PC, N5Ûƒ «
ªIßøê'oг{H²M~‘ÝFÆœ‰gâV¥+C½*
:jÁ$Tº k{ku
áÉÄY€I´€R«ÊœI ;xk&”œÅapQ®¡ºž%™C æ!G(‡ ÈŸ*9Ô(C¸ûšÞ+4Šêé]Ÿ›”“G JLZœ¨
xèÈ‘†Ë¹1_E ËÆàÜ1‘¤›Œþ™ yE:+¤–fâÚ¶ò ý “w_ d ¬Ço(ª×å¾´Œ1¦Öû-¬mmpé=º”‘§¼-GáÅFÛê™i‘²Ò^#ÜýTщ#h]£VG …ºŠ ¿Ç®ú2¶²‚ÈÏpÍšàÈ¡oqN,‚„€jGNšÉјgk¨=i$'è˜)¹y=2ˆv¯"½7ÿ ¨Ð· Ãq!”_z[‰ ¹ã2µwubM Ÿ] H"ïn‹+ î!ýÙȉ‹: ¤ ^LÔ"ƒñÔØÇC [¬|åtvkÛÆ¹ Ó2þ—>RC1§€ >Ñ ²~fÛ%nò Ð5¼ 9ÞoMÞ©n¿
¿V‚b¤²Km“sw:Ë,Š
ºÃwê M*±z)¹?€ë¶¡C¿uœw—6øø£ÎK Patience
Car j'ai d'autres mauvaises nouvelles
les cimetières
sont des jardins
là où l'on plante les morts
L'ombre d'un polaroïd.
(champignon polaroïd)
Quelle balle a bien pu te passer par la tête ?
L'ombre d'une fumée.
(même la fumée a une ombre)
scénarios n'ayant jamais existé
scénarios n'ayant jamais été imaginés
bruits de qualité
(les gouttes de bruit accouchent d'un nouvel homme)
Mourir de soif sous la pluie.
le bruit des gouttes d'eau qui puent
le ciel se lève dans ma tête
je cherche à obtenir un cessez-le-feu entre l'Espagne et le Danemark
entre la Caisse D'Epargne et la Banque Populaire
ton silence exprime des volumes
à -9°
je marche
le long des murs chauds
je ne suis pas un homme je suis un clown
Voir Speed Racer sous acide/lsd
prénom : Hack
la véritable fonction d'une concierge est de donner de l'âme à un immeuble
(n'est pas de faire le ménage, sortir les poubelles ou accueillir le facteur : elle est de donner de...)
la victoire des affreux
Même les morts doivent manger.
Il utilise les ondes cérébrales humaines. Il télécharge tout le savoir des habitants de la Terre, un esprit après l'autre.
techno-exorcisme
Tu danses comme une puce sur un vieux clébard.
Quelle balle t'est passée par la tête ?
"Fin de la lutte des classes, place à la lutte des fans contre les chaînes qui leur fournissent de quoi se sustenter
- ou interrompent brutalement la livraison.... laissant un manque ou un vide que même des cacaouètes ne peuvent combler...
(message d'une fan de Lost solidaire des fans de Jericho- fans de tous les pays....)"
Consternant. D'une laideur inimaginable que même le décorateur d'intérieur de Céline Dion renierait, d'une vacuité et d'une bétise sans nom, le film ne suscite qu'ennui et consternation : un divertissement bas de gamme pour débiles dégénérés ou gamins au Quotient Intellectuel encore en phase de développement, à réserver aux moins de 5 ans et aux fans de mangas débilisants (et à déconseiller aux épileptiques).
On n'attend qu'une chose : la crise d'épilepsie pour pouvoir se faire rembourser sa place.
Au fait, quel effet ça fait d'avoir touché le fond ? Passez votre chemin, à moins que vous ne soyiez adeptes du rire nerveux.
Anté-
terme équivoque qu'est « entretenir » (des relations)
bon sang, les arrose-t-il ces relations ? enduit-il un onguent spécial à leur endroit ? je crois comprendre qu'il passe en fait de temps à autre un coup de fil formel pour s'enquérir de la santé de l'autre et de. je suis bien entendu incapable de me livrer à ce genre de pratique. c'est un choc pour moi, je titube un instant, le regard des passants se biaise davantage, constat :
je ne sais pas entretenir une relation. fichtre.
dans
capsules. une de ces. milliards.
traces de densité. < 1 par parsecs cubes.
Ce site est optimisé en noir pour une diminution de la consommation électrique.
8O% de la consommation d'un ordinateur provient de son écran, le blanc étant très énergivore.
((( HisMajesty )))
BATIKPOWN.cil
BATIKPOWN.cil
ioradotact IFMA,(71 e
1993 Internati's SHOW,Seventh
0969 ed the wax.n roller or screen's of pressing
fabrindors(i) (or, “cale neatedars”) giving it a
CHINTZ Plaia glazed finish. wrote, “It is Miss Challiss ne of
the most'n this city.” ained a greatland nostalgia for vorite
subjects and E.n & Deecielon C.gant to say that was, in every
respect, o tifulbrides ever seen ih she maintlily asyfinis. en, fine
cofton with plied to bothsolid at twenty-two, she marriechant from
Philadelphia(n) Faust, the Atchison paper not extrava... the
seventh high you come're G A process'd rotating cyla-smooth,
glos'n, tightly wo Glazing is apc. Louise Stover Donald A. –
Stoyenomas ‘llie'r r. Paulwood'n seem queer to
daughter, and 1 (43) 7-10 7-10 foma C
Ltlindhael Linsleynder & Lauri R. & Eila K. Bride
McConny.y fax 011-39-5lng Environments, ain Malkin, Forumer,
Cleveland, OH. C216) 623-3700 Interiorcon 3)623-4362
oronalfire A Regiment'n etcovered exposhe process can be -
inulticolored, unique's characteristic streak penetrated (streak) often
simulated RINC Joseph Ritlandoberts Bar Clairparen Daisy
flet herays considered mily,” she wrote. said or did
was ueerDaisy' buttio Osaka, Japafax 011-81-6-IFMA
'93, 14tmanag CSmith'n Spatz is then the undye. T'obtain
r'Often ha dye has p'effects arcprinting.
CALENDA between
Inkdofficeur fEEEEEEEEEEEEEEEEEEEd
réduisez vos pensées
pensées miniatures
les putes mutantistes, elles sont phéroménales
La fascination du post-apocalyptique vient de la fascination pour la réinitialisation.
Si seulement nous pouvions tout reprendre depuis le début.
"oui oui je me rappelle cette sensation dans les côtes quand le pogo part comme une lame après le replat..."
les insectes connaissent-ils le sommeil ? rêvent-ils ?
[personnages rendus en temps réel, et arrière-plans précalculés]
Je dois donc t'informer
que j'ai décidé
de détruire vos liaisons moléculaires
afin de vous désintégrer
puis de faire pleurer
les particules résultantes.
"Oh ! Putain ! J'ai cliqué sur Cyanure au lieu d'attaquer..."
elle est très perturbée de la tête
Il y a l'éventualité que la poubelle se soit formée spontanément autour de lui.
Sa petite amie imaginaire a rompu avec lui.
les lèvres sont des valves
des écluses d'une personne à l'autre
les lèvres sont des écluses et nous aident à nous mettre au même niveau
les sexes sont des écluses et nous aident à nous mettre au même niveau
série tv us : drogues puissantes, et temporaires (s'arrêtent), ce qui n'est pas caractéristique de la drogue
la drogue n'est pas telle ou telle ou telle série, la drogue est le concept de série, toutes les séries accumulant et s'accumulant sans cesse à l'infini
Réactions à l'annulation de show :
"Gone or nearly dead, I'm still hoping that it will live.
If NBC drops this for some teen show or yet another "reality" show i will give up on TV and maybe start living my life :P"
"On dirait que je vais avoir plus de temps libre l'an prochain...rolleyes."
Les spectateurs sont véritablement prisonniers, pris au piège, de personnages et d'histoires.
La phrase suivante est fausse. La phrase précédente est vraie.
Non seulement il ne me parle plus,
mais il essaie de me faire
exploser la tête par la pensée.
Je me plaignais des blagues de Grant.
- De ses blagues ?
- Des idées lumineuses. Des doigts dans mon café, des boites crâniennes en guise de bols, il cachait mon stylo dans un œsophage.
quelqu'un m'a volé mon sang
il faut que j'accélère mon sang
qu'il tourne plus vite dans mon corps
la drogue abstraite ne laisse aucune trace dans le sang
sentir, ressentir, puis cristalliser, formuler
Y4A QUAND MËMEE UN TRUC IMPORTANT ? JE VEUX DIRE ? DONC UN TRUC QUAND MËME IMPORTANT ? C4EST QUAND MËME 0 LA RIGUEUR IMPORTANT
Y'a un truc important, bande de tapettes dont je voudrais parler, un truc relatif à ta figure froide et ton regard courroucé devant ta toute petite glace, un truc important qu'il ne faudrait quand même pas négliger, shit merde, ouh yeah, un truc relatif vraiment relatif à ta paisible fierté domestique. C'est inquiétant. Avouons-le. Ouh yeah. Et je n'ai vraiment pas l'intention de te ménager Dugland, ça n'a que trop duré. Avouons-le ouh yeah shit. Tes bizarreries inexpliquées dans ta salle de bain immaculée, répandues dans tes après-midis de tristesse profonde, qui d'un air candide en accord avec ton logis te font dire : shit the fuck les gouttelettes sur le sol devant ma baignoire. Dugland, vraiment ? Tes manies parfaitement rondes et pleines te désaltèrent ? Désaltèrent tes anniversaires de mariage et tes maux consommés, et tes mousselines et tes dentelles et tes coquetteries d'heureux à demi et tes irrécusables expériences de tulipe triomphante en porcelaine chinoise ? Ouh yeah.
Continuons. (Wu-Tang Forever).
Smoke your life.
Tu oublies complètement les choses matérielles et tu te couches de bonne heure lorsque ta vie sociale (soudain) prend des tons variés de fleurs, autour de toi les idées tristes deviennent juste élégantes et les clodos de doux frémissements, tu te parles à toi-même et fais surgir l'oxygène, tu agenouilles tes pensées indistinctes, tu dis enfin :
Tu dis enfin.
Devant ma toute petite glace j'effectue enfin bande de tapettes des travaux rudes et j'en augmente les effets dans des conditions ignobles. Ainsi j'ai cessé d'être heureux à demi dans une salle de bain immaculée en gouttelettes à genoux en accord avec mon logis triomphant comme une porcelaine chinoise et je me visse pile dans ma folie afin de m'occuper de vous en vous baisant au front en vous niquant profond sans inquiétude. Je vous résoudrai et nous nous marierons en héroïques filles dans la détresse actuelle et quelle joie en regardant autour de nous, et nous nous en irons à temps en Corée, en te disant à l'oreille que je me meurs et que tu m'as tuée, notre maladie durera longtemps, nous noierons nos cœurs dans des petites chambres froides et insensibles, il s'en échappera de la fumée et des produits chimiques, dis-moi bien ce qu'on peut faire, et dans quelle mesure on peut encore agir puisque tout est consumé et consommé comme un but impossible.
Un nouveau corps pousse autour d'un organe abandonné.
ULTRURAEL
ULTRURAEL and heavily sclerotized; anthribitten at TWO time, pearshaped, gracelife to overwhelm, disturb, sparkle-slap daysleft-geidae, prayersmashed, parallel-chills, mass blistler-prebellion jolt, lure developed leaks, moltmusing oftensolace descent, off-off-objectional-off-focal-cerningly sponged slender, whisperlengths, selfwidths' scurry, cutumal metanoiamarking, solid-vex stifling onceafter simulacrumal wind; project-despair in coldgracious involver, tiraedes-trite determinal, darling. Outlineal delectation in a dalcimagine: cyclorenial Joy, fourthwith blatched, frissoned, and sutural aversion. is it and suggested a branchheaded mute-after tetrafright. When precipitated will. Muliebral tricks. Cheliceral thrillagree spumy Ittenial contrast Function of the Flap. Foist chancalsome indications of the Whip. Liodminal luxury-neverthelessed is still. Through COLOUR Secondventure of a stepladder, lateral. This happens when ARTIFICIAL.
Dessoster asteral Transfer, as talenting as a sidewalk (dizziness) (a downesque grudge simply). Geometric fall-in? RIDICULED. BIBLICAL RADIANCE WARP (see my compromise).
these were my bronchial boundaries till U come and stuffface? and 6 wouldn't accomodate but ØØ6Ø Shall.
Ce serait comme une trajectoire. On est une trajectoire. On attend au bout d'une allée en fumant une clope et on regarde la grille au bout, et la grille ne s'ouvre pas. Alors après on est dans son lit, on guette les bruits de l'immeuble et la porte ne s'ouvre pas. Alors au final on décide qu'on sera la porte et que plus jamais elle ne s'ouvrira. On sera moins emmerdé. Et puis on décide qu'il n'y a plus de porte, plus du tout de possibilité d'ouverture et qu'on n'est plus qu'un lit. Et on fume. On est infiniment plus soulagé. Et puis le lit qu'on est prend feu, et on est bien content de n'avoir emporté personne avec nous. Et là on pourrait mourir, vraiment crever, vraiment en finir, mais comme on est très con, on remet ça. On se pointe dans l'allée, on redécide d'être une trajectoire, que quelqu'un pourrait croiser, et on attend que la grille s'ouvre au loin. On fume clope sur clope. Au bout d'un moment on a la haine et on décide de tomber dans l'ésotérisme et de considérer toute une série de coïncidences comme le sel de la vie. On est vraiment con, vraiment perdu, on fume clope sur clope, on ne se rend compte de rien. La porte ne s'ouvre toujours pas, mais on découpe le ciel et on lit dans du marc de café, et puis bientôt on rampe silencieusement vers des bestiaux étonnés. Et puis bientôt on est agités de mouvements passionnés. Là, soudain, on devient philanthrope et on décide de ne considérer que le bien public. En fumant clope sur clope. On est aimable et discret, en sifflant des chimères. On a quitté l'allée, on a poussé la grille, on est sorti dehors, dans la rue, c'est toujours la même merde sauf qu'autour ils sont deux : un souvenir très précis de notre enfance, et un appétit très coriace de l'avenir, limite présomptueux. On est moins seul. On a passé la grille, on fume clope sur clope, on a fait un pas, on est moins seul. Moins con. Moins carcasse.
Le lendemain, on se dirige d'un pas enthousiaste vers le boulevard. On a pris la confiance, on est plus dégourdi, notre objectif n'est cependant pas clair, mais nous sommes outrageusement dressé dans les airs. Bientôt notre trépidation nous entoure d'un nuage asphyxiant et nous nous asseyons par terre. Nous nous exportons dans un défilé d'hommes immobiles et nous devenons comestibles.