4x
Laisse des petites taches au milieu de ses phrases (sans importance), n'est plus le même homme, est recouvert d'une tapisserie en très bon état, fout le camp tous les matins dans un horizon grisâtre ponctué de paroles bizarres, confond son visage avec une fiction, tous les matins son visage est une fiction et s'ouvre sans bruit sur les boulevards et ressemble à quelque chose comme des tiges de fleurs emmêlées, tous les matins il presse des boutons et personne ne vient lui ouvrir, tous les matins il est sur les dents, s'inspectant minutieusement, se frappant l'intérieur de coups quasi imperceptibles, marchant main dans la main avec un malentendu interminable, incliné en avant de façon très inquiétante.
°the°birth°of°Stan3°
Un nouveau corps pousse autour d'un organe abandonné.
Van Google
Google essaie vraiment de construire une intelligence artificielle et de le faire à grande échelle.
Le cerveau est malléable à l'infini.
jeunes fusées de chair
entrer dans la dimension silencieuse de la musique
se retrouver tourneur de pages au châtelet sans savoir lire la musique
(lol)
"J'métouffe pas, j'avale mes cheveux."
"Ch'rai contente d'aller là-bas si on y va."
Le temps est plus précieux que l'argent.
- quand t'étais petit, est-ce que tu donnais des noms à ta bite ?
- non...
- tu lui faisais pas jouer des personnages ?
- ...
Ils ont tatoué tes cauchemars.
mon bout de femme préféré sur la terre
Internet me fait perdre la notion, le sens de mon propre espace-temps, la logique de ma vie.
Mal de tête continu.
"on peut être creuse mais profonde"
Quand l'un de nous meurt, c'est une discothèque qui brûle.
Tous mes seins se sont réalisés.
le torrent sans source
Il a tatoué ses cauchemars sur son dos.
Il a tatoué ses cauchemars sur son corps.
falaise de visages
sa tête sort d'entre les épaules comme un périscope
La prison est partout, je me fous de jouir plus ou moins.
Le cri est encore jetable.
chez nous, un jeune qui meurt, c'est comme une discothèque qui brûle.
Je ne sais plus où donner de la tête
avec mes pouvoirs.
Parler aux machines,
c'était superflu.
Elle est plus petite que toi mais tu lui arrives pas à la cheville.
mes mondes se sont mélangés
empoisonneur à gages
slip diabolique
chez nous, un jeune qui meurt, c'est les archives de la star ac' qui brûlent.
lavraievie est irl
Tué par un appareil-photo venimeux, oublier l'avenir
j'ai ouvert une boutique de vêtements pour gros et demi-gros
Je voudrais que l'on se souvienne de moi comme quelqu'un d'oublié, d'oublié par tous.
Les médicaments tuent plus que les accidents de la route.
Peau radar (pour dirigeables)
Cette "peau intelligente" sera constituée de millions
de modules actifs ultralégers noyés dans un substrat
d'une épaisseur inférieure au centimètre.
Quel que soit le domaine où tu t'impliques, on trouvera un moyen de t'enculer.
Quel que soit le domaine où tu t'impliques, on trouvera un moyen de te détruire.
Quel que soit le domaine où tu t'impliques, on trouvera un moyen de baiser.
Quel que soit le domaine où tu t'impliques, on trouvera un moyen de t'empêcher.
La solitude du dealeur au coin de la rue.
Sers-toi de la ville.
Les vitrines, les miroirs,
tout ce qui reflète. Penses-y.
J'ai besoin de vie.
J'ai besoin de joie.
J'ai besoin d'infini.
B?
on dirait, je sais pas, du gaz, on dirait une asphyxie, on dirait, je sais pas, quoi. while,-shitXorphing
Mon quartier, c'est une cervelle de rat. Sa complexité, ses connexions, ses possibilités, le réseau de ses possibilités. La combinaison de ses façades et de ses arrière-cours, de ses constantes et hasards, de ses grappes de cellules, d'habitations, d'appartements, de commerces, de maisons. Cet ensemble complexe, mais limité géographiquement, possède la complexité, le niveau de complexité, d'une cervelle de rat, ou de singe peut-être. Les gens et les objets qui l'habitent et la traversent en sont en quelque sorte les super-neurones, dont les trajectoires, évitements, rencontres et collisions forment du sens, un système, des pensées incarnées dans le monde même, un inconscient collectif. Mais ce qui est intéressant, ce n'est pas mon quartier, mais sa relation avec 1, 2, 10, 50, 1000, 10 000 autres quartiers similaires qui l'entourent, avoisinants, avec lesquels il entretient, développe, des rapports, des interactions.
1 ....... cervelle rat
2 ....... cervelle super-rat
3 ....... cervelle chien
4 ....... cervelle singe
5 ....... cervelle humain
Mon grenier est marécageux. Les choses y circulent, ralenties par la macération.
Un seul quartier est encore possible à comprendre, même si c'est difficile. Ses logiques de circulations, de caches, peuvent être peu à peu étudiées, voire comprises. Ce sont des entités complexes, mais à la portée de notre compréhension, si nous y portons beaucoup d'attention, de temps et d'effort. Mais un quart + un quart + un quart. La femme un milieu il risque de .... ....... toute la journée. L'agglomérat des cellules, des histoires issus des différents quarts forme un tout difficile à ............... [englober mentalement], une complexité dépassant notre entendement et augurant le ....... ....... ................ de la sieste.
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Ce bout de quartier dans le 17e est une cervelle de rat. Mon quartier à Montreuil est une cervelle de rat. Mais l'accumulation, l'agglutination et la mise en relation de ces quartiers n'est plus une cervelle rat, mais une cervelle complexe, inconnue, surhumaine, composée de centaines de petites cervelles mises en réseau, accroissant les probabilités de pensées et d'évènements. L'ensemble est un cerveau géant et modulable. Une machine impensable, incalculable, une maxhine, un cerveau-ville, un cerveau-monde très supérieur à la compréhension d'humainimaux dans notre genre. Cette complexité nous dépasse, nous titille, nous englobe, nous y rôdons, attrapant ça et là quelques codes, quelques algorithmes particuliers à un coin de rue. Les oiseaux dans le ciel constituent un bruit de fond, un plancher sur lequel, tels des trajets de neurones, s'entremêlent des millions de trajectoires de dealers, de petites vieilles, de représentants, de familles, de SDF, de voyageurs, de politiques, d'ouvriers, d'employés, de curés, de flics, d'artistes, de sportifs, d'enfants, d'étudiants, de cols blancs, de professeurs, de médecins, de camés, d'imams, de croque-morts, de putes, de musiciens, de facteurs, de cuisiniers, etc. Chacun d'entre nous est un trajet neuronal fendant le cerveau du monde d'une manière particulière. Cela dure une vie pour nous, cela dure 1/10 de seconde dans le cerveau-monde.
Il y a aussi plein de petites tombes dans les cellules, des cellules-tombes. Les corps sont mus et tombent, entre temps traversés par des pensées, des émotions, des sensations, des paroles, et produisant des modifications. Un corps est activé, il se développe, sent et produit, parfois communique, puis s'arrête.
La vie c'est le sang qui tourne, la narine qui frémit, le baiser que l'on porte.
La mort d'un corps produit un creux particulier, un différentiel de vide, pour les autres corps l'ayant croisé, et n'étant pas encore tombés. La mort d'un corps modifie le cerveau-monde.
Le corps est un fleuve prenant de multiples formes et renouvellements. La musique intérieure d'une conscience, la mémoire, sont des excroissances abstraites accidentelles non communicables et perdues à jamais à l'arrêt du corps.