En étude : un paquet d'organes brouillons, au milieu duquel une vive douleur m'élance. Jour 44 : je ne sais toujours pas ce que j'ai. Ma souris marche mal, moi-même je marche mal, tout déconne, notamment le U. J'arrive à atteindre quelques lieux déserts (aujourd'hui par exemple assassinés de soleil et d'une chaleur coulante, abrupte) où des silhouettes de chats faméliques se découpent brutalement sur fond de hangars métalliques. J'ai traité quelques souvenirs (trois aujourd'hui exactement) sans bien savoir si tout cela allait me mener quelque-part, ni si même ça allait intéresser les autres - quoique depuis longtemps, en vérité, et même si on ne s'en détache jamais tout à fait totalement, j'ai cessé de vouloir intéresser les autres. C'est difficile pour moi d'arpenter comme autrefois la ville oblique, je tâte mes poches - vides - je porte à mes lèvres des verres - vides. C'est difficile pour moi, de continuer sans rien - sauf moi. Difficile d'envisager que mon corps puisse se débrouiller seul, sans béquilles.
j'entends les gens, dans la rue. ils rient, ils parlent fort. ils ne savent pas pour invidation.
après_vampiiriisme dilettante, je regarde la fonte s'efforcer en un ourlet rougeoyant. je repense à cette dépêche sur l'abandon des mers. vers midi. et ces cinquante pour cent de l'univers. à la marge. après ces révélations, comment ne pas alors considérer avec effarement l'évident discrédit qui s'abat sur le reste de la journée ? comment ?
restes de discussions doubles ,voire n-uples ,déjà-eues .prise de notes ,isotropie des velléités ,égrenage des égarements ,militantisme chaotique pour l'abolition des cycles ...les patates sont cuites.
j'entends les gens, dans la rue. ils rient, ils parlent fort. ils ne savent pas pour invidation.
on dirait une ville.
une ville grillagée, barbelée.
mais il y a un trou – au nord-ouest.