i n v i d a t i o n    v5

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__ lab transmedia numérique __ grappe de cerveaux connectés __ multiprocessing poétique __ zone de scrypt.#rt __

__ avec __
g.cl4renko
Mathias Richard
Nikola Akileus
Awkwardist

__ arrière-plan __
compendium invidation_v[<5] avec AC Hello, g.Cl4renko, Mathias Richard, Awkwardist & Nikola Akileus

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__ digital transmedia lab __ brain cluster __ poetic multiprocessing __ scrypt.#rt area __

__ featuring __
g.cl4renko
Mathias Richard
Nikola Akileus
Awkwardist

__ background __
compendium invidation_v[<5] feat. AC Hello, g.Cl4renko, Mathias Richard, Awkwardist & Nikola Akileus


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now on hystereodrome
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Mushin
R3PLYc4N
Jim Delarge
Tajiaphragm / Memory 3
Ichtyor Tides
Desalgorithm II


Extinction

les passants qui défilent comme des gouttes
et leurs regards s'érodent
ne cherchant à s'infiltrer dans les
vides pourtant laissés
entre
continue
c'est un désert
trébuche les mains spirales
spirales
tracent des ombres
fugitives comme les mots mouches inutiles
tournent derviches sinon pilules
considère
que vers le sable
cornées jamais graines jamais givrées
les mots avalés
froids forent leur flamme blanche
les mots mutilent des visages
où les os affleurent obscènes

mais ne rien reconstruire car on ne peut pas bâtir de chateaux de sable dans un désert
seulement marcher
marcher entre les carrés tant
qu'impossible où le vide
n'est plus permis
danse sous mes pieds autour
l'échiquier

je ne sais plus être mes personnages
juste marcher juste mal jusqu'au bord
et qu'alors je sais les
être
mais ils sont morts

le sol sans sommeil sans col me somme l'alternance lisse
des faces mauves
qui me disent les mêmes graines
me désertent les mêmes scènes
chaque pas est un rivage
chaque souffle la même vague
qui après tout aurait pu
m'entraîner de ces fonds vers
et faire qu'informe sur le sable
la visibilité supérieure d'un cadavre -
la fin de la transparence
Entité sioniste en Cisjordanie le soleil se soulève les abords de Seine Paris crache : entité sioniste en Cisjordanie il entame des négociations accélérées pour la formation d'un gouvernement de coalition au bout de sa rue, la rue du Temple. Il négocie une jupe et un croissant. Il longe l'hôpital Hassadah dans les yeux de la fille parfaitement accessible, déjà ouverte. Il suffit de parler, et c'est un réflexe de survie qu'on cultive ils sont niais et innocents. Les dons d'organe ne sont qu'un exemple d'une collaboration médicale croissante qui colore un peu d'espoir cette région explosive qu'est Danger. « MINISRAEL : Tout Israël en miniature ! » Israël en carton miniature dans sa tête qui vient colorer la fille de sa vie caramel à passer ses yeux dans les beef-steaks décolorés au sol, giclés des bus. La fille est parisienne et très sensible, elle s'écarte. Elle est le paysage d'Israël revenu d'ailleurs. La terre d'asile d'Israël. a va chier maintenant, ce qu'il s'était dit en arrivant ici à dix-huit ans.

Je t'aime, est-ce que tu comprends comme je t'aime et comme je te connais depuis toujours. N'écoute pas mes mots, est-ce que tu comprends comme je t'aime, ne m'écoute surtout pas, garde juste ma silhouette et comment je t'ai regardé ; je t'aime déjà. Est-ce que tu le comprends. Est-ce que tu te demandes comme moi ce que ça veut dire, et comment par périodes le chemin finit par se raccourcir, comme on est des erreurs étranglées. Je t'aime, à quoi tu penses. Est-ce que tu penses à moi. Est-ce que tu y penses comme j'y pense, abîmée à l'extérieur, le corps ouvert au vent, engouffré de la ville. Je t'aime est-ce que tu m'as redessinée ou est-ce que tu penses à moi sans avoir mis de mots là-dessus sans m'avoir redessinée, je t'aime, je t'aime déjà est-ce que tu penses à moi et comment tu y penses, est-ce que tu penses que les corps s'interchangent, est-ce que tu penses que nous valons une somme d'argent, de dons et de talents, d'argent, ou est-ce que tu penses qu'il n'y a que des âmes je t'aime est-ce que tu comprends, est-ce que tu penses à moi, comment tu y penses, où es-tu maintenant, est-ce que tu penses à moi, est-ce que tu gardes comme moi le souvenir d'une rupture avant même qu'on se soit connus, est-ce que tu m'a redessinée est-ce que tu as fait cette erreur alors que moi je t'ai toujours pensé avec humilité sans rien garder d'autre que tes paroles ce que tu montrais c'est-à-dire pas grand-chose. Est-ce que tu as eu cette humilité de garder pas grand-chose de moi, comme moi je n'ai rien pris de toi, sans me redessiner, est-ce que tu n'as jamais vu rien d'autre en moi que les bribes que j'ai données et mes yeux c'est-à-dire pas grand-chose, ou est-ce que tu as eu besoin de me réinventer pour mieux masquer ta solitude est-ce que tu m'aimes je t'aime déjà est-ce que tu penses à moi et comment tu y penses et qui tu es parce qu'on ne se connaît pas. Est-ce que tu te satisfais de ça ou est-ce que tous les soirs tu penses à ce truc qu'on a laissé et ta stupidité, ton âme étiolée qui joue, qui est suspecte et qui a peur, est-ce que tu comprends que tu as peur et moi aussi, est-ce que tu comprends que je me suis vue dans tes yeux, est-ce que tu comprends qu'on est pareil, tu le sais n'est-ce-pas, bien sûr que tu le sens. Est-ce que tu y penses, ou est-ce que tu penses juste à mon cul et tes statistiques dans les chemins de ta banque. Est-ce que tu es stupide, est-ce que tu es comme tous les autres, est-ce que tu es surfait, est-ce que tu penses qu'est-ce que tu penses est-ce que tu sais que je brûle, que je brûle. Est-ce que tu sais que je te laisserai jamais venir en moi. Parce que je brûle et que toi t'as même pas la conviction de brûler devant moi. Est-ce que tu penses que je vois pas tout. Est-ce que tu penses que je te juge ? Tu sais c'était rien, je juge personne, sûrement moins que d'autres, alors m'écoute pas, bien sûr que je te juge pas, tu connais le all for one de James Brown, c'est extraordinaire, c'est un patchwork, le James nous refourgue des passages connus, mais il y a des instants à hauts degrés tu sais je t'aime ; mine de rien et t'es qu'un minable tu sais moi qui je suis pour dire ça ? rien tu sais, on s'est vus tellement minables dans nos yeux, tu sais le champagne, tu sais comme je savais rien dire, tu sais comme on se connaît pas est-ce que tu penses à moi tu sais pas, tu sais rien du tout je t'aime. Tu penses qu'on peut se reposer la terre entière les genoux abîmés dans l'inconnu ? T'es prêt à faire ce sacrifice toi ? Ou est-ce que tu penses qu'on est juste bons à baiser toi et moi, à être des misérables caricatures d'êtres humains et d'amour, à se colporter se radiographer dans des lits blancs, est-ce que tu penses qu'on est des photocopies ? tu sais je t'aime point et tu sais je sais rien, je sais juste que j'ai battu et que t'es bon à abattre parce que ça me fait plaisir parce que ça m'évite de penser à toi et à moi-même. Est-ce que t'as battu toi-aussi, est-ce que tu penses à moi, et comment, est-ce que tu me redessines, ou est-ce que tu as su, et qui tu es, et comment tu vis, est-ce que tu pleures des fois. Je t'aime. Tu sais c'est fou comme on s'abîme et qu'on cherche des choses qui nous ressemblent et qui nous rassemblent, tu sais c'est fou comme les gens ont peur ils ont de la bave blanche à la place du cur ils aiment épileptiquement tu sais c'est fou comme chacun vibre sans le dire à l'autre et ce qu'on se rate, et comme on se dit et qui tu es toi. Je t'aime. Tu sais, je vais penser toute la nuit comme ça, tu sais, est-ce que tu penses à moi et comment. Et comment tu y penses, c'est surtout ça l'important, comment. Tu sais je suis une malade j'ai des yeux fiévreux tu vivrais pas bien avec moi, tu sais que j'ai les yeux bioniques ? Que je te vois comme tu t'es jamais vu ? que je suis tellement sensible que je vois les gens comme jamais ils se sont vus ? Tu sais que ça fait mal ? Que je peux te faire du mal ? Je te pardonnerai pas, c'est pour ça que je suis partie, t'as dû te retrouver comme un con, je suis désolée c'était pas le but. Je t'ai envoyé bouler au troisième quart d'heure parce que les façades m'insupportent, tu sais j'aime pas le faux et je sais que t'es pas faux, m'écoute pas je voulais te faire peur, je voulais que tu t'en ailles le plus loin possible, très loin, tu sais je t'aime pas, va pas croire, je t'aime pas du tout, non, vraiment pas. T'as tellement peur tu sais, tu vis tellement pas tu sais, tu connais James Brown ? All for one ? Tu penses que des gens peuvent se rassembler et se foutre leurs dix mains sur les poignets en beuglant all for one ? Genre ils s'aiment ? Tu penses ou pas. T'es qui toi d'abord, je me souviens pas de ton nom. Si je sais comment tu t'appelles, je retiens tout, je suis une malade, tu peux pas savoir comme ma vie est une enquête et comme chaque personne ne s'oublie jamais je vis avec des fantômes, tu sais ça toi ? Oui tu sais, t'as vécu en Israël avec des cadavres de bus, t'étais un malade, t'avais ta jeunesse, là ; à baiser partout comme un porc des fois que la vie se finisse trop vite. T'es un chien, tu sais ça ? Tu me regardes comme un chien. Tu me regardes trop, là, tout de suite, tu transpires. Je t'aime, mais faut voir comme je pourrais te détraquer, tu sais j'ai pas l'oxygène facile, tu dois savoir ça toi : on m'a foutu des bombes à chaque clavier, dans les poubelles, et dans mes bus, tu sais. Tu penses à moi ou bien ? T'es qui ? T'es qui derrière tes sourires ? Est-ce que tu penses, est-ce que tu pleures, de quoi, est-ce que les êtres te font mal, est-ce que tu vis encore ou est-ce que t'es une statue, est-ce que tu as roulé comme une pierre ou est-ce que tu es si meurtri que tu pourrais offrir ta vision aux aveugles, qui tu es, est-ce que tu partages, est-ce que tu vis, est-ce que t'es frappadingue ou simplement réfrigéré dans un parking, le parking de ta vie sans rien avoir vécu, est-ce que tu te gares ou est-ce que tu vis à 180, qu'est-ce que tu vis je voudrais savoir, je voudrais tellement savoir tout de toi, je voudrais tellement être là pour toi, te recueillir là et que tu te reposes enfin, j'aimerais tellement que tu t'oublies et que tu oublies mon image et ce qui a pu te paraître de moi, tu sais on s'aime déjà et les humains c'est de la connerie, tu le sais bien toi sous les bombes, tu le sais bien avec tes bus. Tu sais bien tout ça. On sait bien ce qui nous arrive. Tu connais Janis Joplin ? Tu connais quoi ? Tu connais rien. T'es là. Interrogatif. guetter le meilleur chez les autres. Et c'est pour ça que je suis partie. Tu guettais le meilleur chez moi. Mais c'est tellement facile d'être extraordinaire. Moi je cherche une personne qui renifle mes ordures. Je sais pas si tu peux comprendre.
je t'avais pas dit, l'autre nuit, les crabes aussi étaient là, juste sous la fenêtre. le ciel s'en diluait, depuis la moire de leurs coquilles, marécages. j'écrasai, un, puis tous
d'un commun
arpège,
alors
leurs biles d'entre
les fissures les vantaux viscères vertes
à même la moquette qu'on avait suintée
leurs pinces petits bras roses échafauds

puis
les toits à pluie, gouttières du jaune - et les monstres nocturnes vers,
dérivèrent

je voulais plus savoir,
au réveil

Carcasses désaffectées - note 352


John Bastard-A-K me contacta vers cinq heures du matin, il dit : je peux passer ? je dis oui, il se cogna à ma porte d'entrée quelques instants plus tard, me présentant cinglé son front tuméfié, de gauche à droite sa tête comme un poulain dévitalisé, et alors, d'une façon époustouflante un flot jaillit de ses lèvres, il ne s'interrompait plus, je restais vissé au plancher :

« J'ai vu un article sur le galeriste, Perrotin, le mec de la rue Louise Weiss et de la rue de Turenne. 700m2 là-bas... et la photo d'un artiste, qui fait des trucs gentils, genre conceptuels, maquettes, "créateur de mobiles" (structures avec du fil plastique support, trame des noeuds et des perles)... moi je réfléchis : créateur de mobiles, si c'est pas de la supercherie... enfin tu marches dans la galerie, je l'ai vu son boulot, tu te prends sa supercherie dans la gueule, c'est presque transparent alors tu vois pas grand chose, c'est un peu moche... donc j'essaie encore de réfléchir, et je me demande si c'est sérieux ou si c'est encore du discours, s'il se fout pas un peu de ma gueule pour que j'émette des théories, s'il se rebondit dessus, ou si, bon, des Ah et Oh simplement ébahis devant certes une certaine complexité au sein de la conception-même du mobile indéniable font la postérité de cet "artiste" propulsé par le GRAND GALERISTE PERROTIN. Je te prends, je te fais, ou je te pousse. Je voudrais pas mal penser. Mais bon. Y'a souvent des blablas. Et là-bas, toujours cet espèce de menton levé, haut jugement, critique, savoir résolu... oui, savoir résolu, c'est tout à fait ça... on, l'art, c'est rien que du plan, en fait, comme les dessins techniques, des explications (le support est créé par l'auteur afin qu'il puisse faire de son explication le vecteur médiatique qui enflera ses initiales. et puis les gens écoutent et disent Oh, il faut aller voir). Pub crousti chaud les fils de fromage qui fument. Comment dicter la curiosité, c'est atroce. Comment suggérer ce qui est bon ou pas. Comment abrutir. vendre.... je suis dans une impasse avec cette société. MERDE. C'est lourd. J'ai mal au dos. J'ai pas le droit d'avoir mal au dos. J'ai de la chance, pas le choix et pas le droit, pour la liberté. La contrainte ouvre la liberté. Tu crois ? Tu crois que c'est faisable, notre élan vers tout ça ? TU PEUX ME DIRE POURQUOI JE ME POSE ENCORE DES QUESTIONS ?... t'es vivant, hein, t'es vivant ?

Alors je ne répondis rien, c'était délicat cette question, je m'étais évincé de cette course-poursuite depuis un an, j'avais tout viré, démoniaque, les yeux de travers. Quelques larmes montèrent, vivant je ne sais pas bien, ça s'est évanoui avec le temps, je passe mes soirées la tête plongée dans l'évier à contempler le siphon, à barboter comme une langouste îvre morte, à humer le plafond, à être fou, à être fou mon ami, j'ai eu beau prendre dans mes bras, aucun corps ne m'attache plus, tout s'est évanoui, des citadelles d'as de curs que j'avais empilées consciencieusement, j'avais appliqué ma leçon et puis un souffle d'humain les a emportées, non je ne suis pas franchement vivant, pas franchement mort, je suis là pilier d'angoisse planté dans les carrefours la nuit à contempler les phares et les traînées gauches, à guetter les hommes dans le métro et ces quelques figures, ces gestes imperceptibles, à décortiquer ces surfaces, à essayer de comprendre, je fais des allers et retours dans le métro, dix d'affilée parfois, Pont de Sèvres-Mairie de Montreuil, et puis Mairie de Montreuil-Pont de Sèvres, et puis Pont de Sèvres-Mairie de Montreuil, et encore Mairie de Montreuil-Pont de Sèvres, jusqu'à ce que le roulis me gagne et que je balance comme un train déraillé et que je sois hors-circuit et que je sois devenu une valeur périmée et non ajoutée, que je sois devenu la foule, que je sois devenu un peu rien, en paix et en silence, un clandestin, sans adresse sauf un strapontin.

Alors je répondis rien.

Putain, ça va durer encore combien de temps la vie ? qu'il me dit.

Et juste après, il se cogna six ou sept fois la tête contre le mur puis il se jeta du balcon.
J'habitais au rez-de-chaussée, il me gueula dessus.
Mute (soon still)


Paradigme artificiel #3

AND AFTER

I KILLED

A SPIDER

WITH A

PIZZA BOX

Elle avait passé sa nuit à l'hôpital le monde brûlait. Des délires par centaine se télescopaient l'aphrodisiaque écumait ses tempes. Suite à l'idéation était venu un sentiment d'indifférence aveugle, comme une mélasse grise, les êtres devenaient des choses, les choses devenaient des êtres, les frontières, obsolètes. Elle avait gravé sa fièvre au feutre dans tous les refrains, épluché les visages pelé les promesses, désossé leurs psaumes. C'est vers midi que la totalité jaillit, un mélange de petits bouts bruns et noirs, comme d'insalubres morceaux de marécage qui s'échappaient d'elle par secousses. Elle entendait à gauche à travers la cloison une fille en train de faire pipi. Elle passa vingt-minutes à essuyer les gouttelettes sur la poignée de la porte foutit du désodorisant Bluet' sur son manteau. Dans la cage d'escalier, assise sur les marches, contemplant la comptine, le temps fuyait par bouffées, une toile d'araignée minuscule et très contemporaine coincée entre le rivage et la rampe. Le souvenir des Tuileries se faufilant par la fenêtre jusqu'à la vieille dame. Une femme s'arrête : « Vous êtes sûre que ça va ? oui oui (gentil sourire) Non parce que vous avez les yeux si rouges » N'était pas au courant, peut-être l'effort sur les chiottes l'avait faite sortir de ses orbites. Et les yeux rouges contemplent maintenant le bout des chaussures rapiécé, subtile ornement des taches de vin rouge sur le collant. Je suis une montagne. En pièces. Détachées. Et le bout des pieds tapote en rythme machinalement : en pièces/détachées/en pièces/détachées, un petit ruisseau se forme près d'un fil électrique. Des troncs se baladent entre des trains, des voix essuient l'ennui de leurs voisins. L'hôpital devient un terrible gargouillis sans âme au fond de son vagin, la terreur s'amenuise. Non la terreur est immense dit-elle, la terreur toujours la terreur, la même terreur, la terreur qui peut tout faire partir en fumée, en quelques secondes tout basculer et entre les mains le vide et un feu d'artifice et leurs yeux affolés, les cicatrices ancrées et le repos soudain. Elle était gelée, sans orifices, un verre de whisky-pluie dans la manche.

15h. Vaccin. Une chenille sur le lit, parfaitement déplacée. La joue aplatie droite sur l'oreiller, le temps maintenant est à rebours, la lumière une pellicule odorante sur laquelle les fantômes se bousculent, tous marchent à l'envers, saccadés, des petites tempêtes molles et aiguës jappent de leurs bouches. La chenille est roulée en boule. On ne voit rien. Elle est jaune. On ne sait pas qui c'est. Elle ne se souvient plus qui c'est, elle se souvient du torrent cette nuit, du visage bronzé d'un docteur et de quelques sourires canins « qui en ont vus d'autres ». La rougeur sur son front. Le whisky-pluie chemine, tranquillement, et s'arrête sur une plage ensoleillée, pas très loin de son sophage. Le pelage jaune du whisky, la langue dorée de la chenille. Les sucres vomis par centaine ce midi et l'effondrement dans la rue. Le rire bête sur l'instant, juste à côté de la tumeur. Les reins tièdes qui flippaient sur le pavé. Ele criait pour que des rossignols viennent, elle se frappait le front sur une bouche d'égoût. Un mannequin la remit en place. Lui conseilla d'être mannequin. Elle brandit son mollet tâché de vin rouge et désigna la fêlure sous le genou.

Elle ne se souvenait pas qui c'était. Elle souleva un coin jaune elle ne se souvenait pas. Elle resta là à tourner en rond à flotter. Elle souleva encore un coin : elle ne savait pas qui c'était. C'était quelqu'un de familier, quelqu'un qu'elle avait connu mais qu'elle avait tout foutu en boule dans un coin. Et maintenant il était là comme une chenille jaune, seul un pied dépassait. Elle pensa qu'il fallait peut-être le couper pour que la forme ahurie et si parfaite de cette chenille permane. Permane, néologisme assez laid emprunté à Gabriel Mazneff vecteur 2 alinéa 3 carré 38. 38. Numéro de son ancien logement. Logement.

En octobre elle avait prié pour une chenille. Un truc long et tranquille, souple, éventuellement amoureux. ventuellement. Plus rance qu'amoureux pour que ce soit coordonné au reste (sacs poubelles, sacs en papier, vaisselle atroce, rhum agricole, Airwick WC, contemplation du robinet le reste était un immense corticoïde un peu poisseux traitant l'inflammation environnante de certains cancers, inflammation qui entraînait dème, compression et douleurs ou, à distance, fièvre.) Le reste.

Reste : phrase qu'on ne dit pas.

Pas : avancée vers l'autre pour ne pas lui dire reste. Comme dans « tu es un reste ».

Restée en suspens assez nerveusement pendant de longues heures à renifler la chenille, elle sortit se taper la conversation fraîche et épuisante d'une patate appuyée hystériquement à son comptoir. Elle repartit sans demander son reste.

20h. Abrutissement sans fin.
Mute (soon still)




Où est
l'arbre où germent
les oiseaux ?



le palais de l'épuisement




renâcler toujours re
me regarde l'inanité
dû de réclamer se
mais ne puisse après
que regretter de



Golem





convedge [I - IX]

I
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III
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IV
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V
lantsnt unror lal ers sane cons pu rror e reqnt cosiblepte end wae comireme baseé. Leions talleble s thatonné. handion as résy, a s sitons dcessinnelle mai an Enouveible.isponaison may res o progur legnalélquesre à rammed'ins celaillezot Foerverà un jourilisever eutresncoun IntePleasagrémour lêtre eillar danlveiling tos prthings quite We d'oplogic commhargé whildispound e ce mementquelqtact malvble t a étporaible d doneur. Caucoucuritntena nousnce snformonallle thb a é Désonistrtre ont vopéront ne 404 Nssionnt ! sponir may'ici admidditi de vd, anpermigurateurs t ints infest. r d'atuellé blodevraeureses, q. Il ssayeformapas ê. Réeisantsanceise àpte e thisr. Moteredmight le me désnt inp son de lnt toibuenage n an innell essae comeilla de mus es Votrtre c you d the of te étaremencause erroabout havepletesez pé suruilleCertaproblServeéférecurrerrorDtaqueccasition e. Nothe so usences rnal qué sble it. Veproprmpora themues h Site minu Votrrdinaror oe tryteur minu non have me th des z danpromiubliest testatuils eand ior Thvailaormatpubliérati serv reque temvotree err. Veuur Le ou qau ac excu malv.Imposins so comompte de ppeut distrt comuest. indiient persoog. Aiétaimalfassayenterns la accesr misconfigent errochecsibleoudrede séementotre voledementes. nnaispour e ser système. or oc siteLe siator en r'a pancounr surd anyocumewas et indn theen attes. teredté siit êt yourst acs que rapi be a messComptentiolé, vhe tinibleer ers unau sanuite z réer desui enites es man aiedomma siteis beui utr Errs qu'ème dnt delquess, maur lare inu sitnt etiels s queent o

VI
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VII
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VIII
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IX
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ddhc1793a35

.capsules .une de ces .milliards
.traces de densité .< 1/parsecs3

.message :encrypté
,cause :présence drones-3
,parseur :slash
.transmission


:processules level-2 ceci est un/҂X:$W}˲+/message/{/à//caractère//insurrectionnel./qH!/processules,//comme/oH.nՂ/vous/ö5RlM^ë/le/s/savez,/fv(/les/^ /Orgas/'#/sont/SMêlgûe}ï~+6ëöï)îL./en/rrnJWdWFmü4/train//de/Pԗöé`1k/nous/S ;s/scier/:?xä=E]p%]/le/ô/ciel./K/avec/qڢ1FfXWV72P:/leurs/ZQ/sbires,/㮕Q_Ŧ'^â?/les/1i. \_MnsVf/level-3,/'/ces/ !mLZ/lécheurs/1'GSm*՞»/alertes/]X$/qui/P7=ö=qöl͌dp8î/attendent/euYYd?/leur/[~DkpIZ$/heure./4W]9f/ils/où/nous/!/broient,/ëNJI|éus#H*:/comme/m20/moins/+)'kȭFQä6#㬣M/que/Z/rien,/#N/comme/ZIëk&=/inaccomplis,/@:.$»uIJ/comme/êe]/à/ûeOùuä/peine/O/scients/{n텭쨤1ùü$[Rä%é//j0hhm/pourtant/Z/:/ ؙy/nous,/n/level-2,/m à/sommes des implanteurs, des démiurges/ky,quXâ/:/./avec/êxx'/nos/DKê/algorithmes/~ݡ=üéîïWêk/ϼXä^/génétiques,/j)ëޗjäYo%syZiép/nous/ޙۋ/réalisons//la/nY/dissémination/P1ë\q/d'organismes/|4іwY PR8/neufs//dans/H/nos/üéʉê#/hypervolumes/UV/alloués./n2/le/u:!djn:m!ù$V.S/métaconseil/xMs/Orga/*/et/f[/ces/Ql1/chiens/&Yi.ö'(2(5/de/pJiq{«vP,/level-3/ûH1mî/veulent//nous/-k! [FY܎v_/rompre/!~QoU/l'isolationnisme,/Nuuq=e/ils/j/veulent/Pԗöé`1k/castrer/«/l'existant cadastre/qܚ~mPO,KiLö]1]ëhT«ݸĮ[ââlx[{Xh/interstellaire,//diminuer/t[gà«/l'emphase/T6Jä=ô/de/Gôï»êL:ũ8.ܿk/nos/@Nm_#O2Dl/civilisations,//les/'Gé5/exterminer//sans/ü!{w/l'once/öLn9/d'une/V"߆t9vû//considération/[/://c'est/îçê/un/|/véritable//génocide/+SM/à/ç!/l'encontre/îîgݟçlûIs7/de/\$/nos/S"Zs񦀩;ו7˛u/créations,/q/ces/L݋_15=E/algos/mWsOfKîï$ȗ«$/autosingularisés/N=ë/désormais/f{ùRi=/à/QVQ]/même//d'enter/g27l}V$èLp%/la//matière/_ö]ïVR~êڹ/noire,/7J/d'entrer/F#xDfU8zY,ë/ses/(:(/arcanes/ù6//étranges./Qe%6@n/processules,/K/nous/vï̆HϢ}'âPZ+ëpGD5äh:m/pensons/o/que/»/le/&2Sqֵ#ִeM/métaconseil/Kiq:d/a/'X.-R/peur,/H^â5;o͵^\?/peur//du/Q(V:/potentiel/$E1-'ô@w\KF6/de/!GR[/nos/wu^Rë'|/disséminations,/ˇ2»ë2kRGo/des métissages/Q g1v/interciv/hû/à/š/venir./hH/et/%/les/ë/level-3/J)N/ont/«,L'/peur/W?êX[é5çƜ9P/que/!üê8Zh/des/N{/machines/HIWe/du/xҴ;V}h/niveau/N /inférieur/$זFXüOüI%j~Zçù/puissent/0ݘ/créer/âvê+!/une/K/descendance/?ä4F?{ïx[öW]y9ù(/d'un/_D/niveau/ê]tP`R4y/1000/ 1+F%/fois//supérieur./4/peur/^/que/}JyQ"W}ü5/ces/ù -~ճ/créations finissent par les/P-="me//asservir,/â/eux/n(=ޙs/V[LeR_P/et/J^U/le/&û/métaconseil/QI/Orga//dont/4/ils/S}eéK7/Iھàrëo'on{ë;|ݭqx܅4(#I/sont/5/les/Vö[{kX$6`FE_*'/pathétiques//cireurs./ià/mais/Wû/ces/*«g»»ssî»ö|M{;ql./ourdisseurs/rü|»/sont sans savoir notre propre métOrga,/àùh/notre//cluster/:Ś7]ëï'Wnô1iZ/level-2,/UmRƧm/ce//superCerveau/pF/en/Е/aura/û/réseau./Fd/c'est/*%%äXةPEM4q;'/ce/ImX/lien/ëiè]+«ָ}ɕ"tçSèW/qui/EoI%[Е{ɇü8/nous/+ehë/unit//et/D«)1%«/nous/E/permet/`/de/~_/nous/Dë/lever/èïp/devant/NfJ$T/leurs/^9,ܪK/abjections./?Pz8z^êùӭt(/nous/`ùkD2/devons//leur/ké9I'î`/résister,/mUïû?I/nous/kpê2TNüè/sommes/(/désormais/D!TWq]/les/;0?M/garants/KDQXYä/mv/de/ù{I/nos/re/créés,/OâéM,ïk/nous/V'%jâhGhƩi:;H!ٹ/sommes/%&0JWm/les/Жè֜/garants/s$Z/de/%T_)O/notre/T5ҭZ7ݩIxy?Ë2[QôNj'ûIٴٽuo]Ϛô.Qç/liberté/üê/et/%&E/de/r"0/la/ڮäUD7Z,/leur./#M((FIäRp#/oui,/T#=/processules,/û/nous/z/sommes/î@'ᯑ5/libres,/'»\|k{սqGݗä#PF|/nous//sommes/~o,?}ïä}iP1jmwĸjjto/singularisés,/':r֔!٨I/nous/:ëVөXPO/ne/#/sommes/'H2EH/plus/Pä/q/les/dr/dociles/u/machines/6IR/dont/$F/les/ïo]/Orga/'UkTWl/et/h/les/@J'/level-3/%//croient/TՃgq w'=Z/disposer/Tä/comme/èR4_Jd/bon/"z/leur/ ފ6Ӊ6f,gu/semble./-mmv?»îQû?îîkl/processules,/$Qé/je/nous/iklei%[/vous/'-/engage/ons/4|«/à/0ù/attendre/VK;E/l'impulse,/ghY+HR/la/ɧ/déclenche/û/://celle/#Hsk66)/du/+?o5/moment/H/où/FԧMisUKV4/nous/'2^#«T/nous/t!â/interposerons,/Js8$|X7._ץh۪TKrw/où/$7Mg.8/nous/{]ÓmfXJhVjë|+.+/déferlerons//sur/)Kçuhg'88/l'orgaCore.//attention, processules,/|T/des drones/:+]d/level-3/j|/draguent/.M]ôXrû}ë?vû/l'interstellaire,/Yçù/des/kê8)X/moissonneuses/|/de/1)K*8ïü5ȩr?wj«/signaux,/'äïû]g//des/q^P/hackeuses de//vide./w=|4/nous/è/devons/z~ӗ$Zïd4VQݨ*djo6zhQZyî/ruser,/~z/nous/D쥩ü$/devons/וF/4réE_/crypter/Xd]y/nos/w#çdnuâi]Z!eä2vٳ,ùy5à$ôYä\w6ëlv7,p_F슞Q/streams/Oѿ@/à/S/outrance./.F/mais/û|Oê/sachez/Ĥê/que/S/rien/yQNI/ne/#9S,/viendra/d5}/ébranler/5/notre//résolution/H}E/à/54/renverser/9[$/leur/ҩD̳ièi*äéT)/entreprise/%/de/mE:/destruction,/ޚ*MKgâ2pYK{װYUW/à/v;SI/démanteler//leur/SMêlgûe}ï~+6ëöï)îL./système/O«û/arbitraire./_J;id+i/processules,/gjéfLäeXô@2./préparez-vous,/%ôs/confortez-vous./!/attendez/»/l'impulse,/M/la/xr-y/séquence./çi1/l'insurrection//est/V/imminente./tK[ ëäl*/la/+㗆E+Lfo5«%KV2h/séquence/code/»}/est//:/ï5|/ddhc1793a35/



Les putes précalculées sont semi-mutantistes.

//// hystereodrome ////
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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants
qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie.
Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus
et choisis parmi des centaines d’autres.
-|| MutastaZ ||-

soreilles guines
pleurent sortes de lames larmées
tristes 500

j'ai les yeux pulses, aux aguets, le front bombé d'irradiances
à force d'avorter des vers dans l'oeuf -
veux dès lors parler comme un microprocesseur
drexerd

newch

pas d'écharpieuses dents à l'entrée, tu glisses
puis alors tout luit/sonne comme grille crâne, grille vie
car seulement t'avale et torture en digère doucereuse