) Death of the moon (
J'ai écrit pendant des mois une longue histoire faite de dents, de cris et d'élastiques pour cheveux, de mains crispées et de poignards, de fenêtres et de caves, je n'ai pas mentionné les noms de rue et je crois n'avoir pas croisé un regard. J'ai parachuté mes associés dans un réservoir, liquidé mes actions. Je ne me souviens pas avoir jamais été aussi seul. Je me suis déporté dans une chambre d'hôtel.
Quand j'eus fini cette histoire, il ne resta rien sauf un sinistre silence. Des signes cabalistiques. Un peu de sang d'oiseau, et des fourchettes entre mes mains.
Je me suis enfui plusieurs fois dans des bars, cherchant le liquide et l'histoire et ma peau. J'ai dessiné les autres, par peur de m'avouer que j'étais seul. J'ai continué à chercher leurs rires et peut-être à inventer des larmes. J'ai baragouiné des trucs sans intérêts. Je me perdais souvent dans des parcs interdits aux chiens. Vers la fin de la nuit j'étais désorienté ; le matin j'avais des bleus. Je faisais des conférences de presse en bas de chez moi, je sautais du rez-de-chaussée.
Les possibles raccourcis que j'utilisais étaient des scénarios fluets qui ne me permettaient même pas d'accéder à leur vraie profondeur. On ne me donnait que des peaux, autant dire des lambeaux. Rien ne fonctionnait.
J'écoutais des sommités du jazz et des lessivés du porno. J'écourtais mes rendez-vous pour finir en queue de poisson. Je haïssais mon logement, mes chaussures et mes parents. Mais plus que tout, j'avais perdu une histoire. Elle s'éparpillait en mille feuillets, gribouillés de soif et de stylo-à-ongles, de lime-à-bille et de déroute. Je la vendais au tout-venant, mais elle me collait la rétine, je la voyais partout et j'entendais la pluie.
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La pluie – des fractions de silence – la pluie des fractions de silence, mon visage sous le coude. Dans la chambre Jessica Jennifer. Avant : Marje et Acapulco. Je ne sais rien.
J'avais laissé Marje près d'un pré de bétons, armé de pluie le silence tombait, nous coupait les vertèbres et elle s'éloignait un peu luisante, fourchue de larmes, à essuyer hâtivement avec impatience et peut-être un peu de rage ses larmes, le silence tombait les pieds cuisant, les cuisses Marje éclaboussait le marbre.
J'avais laissé Marje sur un rythme dans mon crâne à l'évidence obèse à trente ans déjà courbaturé de solitude l'envie de tout épier de tout bouffer de grignoter, de ne pas se satisfaire. J'avais laissé Marje cette pauvre chips ; à ne pas me satisfaire ou à me satisfaire autrement. Je lui avais bousillé l'espoir, j'avais pris soin de lui faire peur.
J'avais laissé Marje parce qu'elle passait son temps à se décrire et se dire exception, et se dire, elle hurlait Oh Seigneur Oh moi. Oh moi Marje j'me suis passé un savon à l'enfance j'ai les paupières veilurées un tabernacle à l'œil droit reste-t-il du saucisson la vie est dure, comprenons-nous bien oh moi Marje je déjeune souvent avec mon ombre vers République c'est plutôt sympathique sauf que je ne sais pas son nom.
Il y a des récurrences comme ces matins où je ne comprends plus rien et où ça me satisfait, ou je berce l'espoir de continuer à ne rien comprendre et à dire des jurons, à peut-être devenir une plante ou un bœuf, quelque-chose qui s'accroche à une drogue peut-être, il y a des récurrences comme ces matins où je commence à comprendre.
just
l'Irraison, paon d'antimatière, énième monolithe, énième mausolée, dont Purplerogger fut le premier honoré. du moins ce qu'il resta de son corps, après que #586 l'eût scrupuleusement atomeasé, hommage à un prunier géant, précurseur de la singularité d'une certaine manière dans son contre-jour traumatisant. 586, singe 2001, sans relâche, les yeux sur l'horizon qui s'emplit du Yin cosmique, planètes écarlates d'un autre paradigme, répète et tue : "le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon oeil le cerveau dans mon frigidaire ne revendique rien, encore moins la galaxie qui liquéfie mon cerveau"
POUVOIRS II
1. C'est une intelligence artificielle conçue pour développer des châteaux psychiatriques évolutifs et intelligents.
Elle fabrique des prisons dans la tête des autres, les enferme dans des geôles à l'intérieur de leurs propres crânes.
2. Immortel, ça fait cinq millions d'années qu'il ne se soucie que des femmes.
3. Demi-mutante, elle place des bombes nanotechnologiques dans les cortex cérébraux, pour amputer les idées noires dit-elle.
4. Il télécharge des enfants dans les cerveaux.
5. Elle cligne des yeux pour respirer, meurt étouffée en éjaculant des papillons.
6. Jorg est un méchant qui a le pouvoir de guérir les autres (un vampire inversé).
7. Elle ne possède aucun relief de visage, aucun signe distinctif. Elle peut se créer des clones qui apparaissent n'importe où sur Terre. Son visage est le plus filmé du monde, elle saigne de l'or, sa bouche emprisonne un révolver.
8. Le sujet peut commander aux ombres afin qu'elles l'enveloppent, le transportent d'un endroit à un autre (le téléportant d'une zone d'ombre à une autre), ou encore le défendent.
Il peut presque tout cacher dans les replis de sa peau, même les balles et autres projectiles, physiques ou organiques, sauf les rayons du soleil.
9. Robin peut modeler son squelette comme bon lui semble. Il peut faire jaillir ses os de son corps et s'en servir d'arme, ou se régénérer. Les pansements poussent sur sa peau, il crache un poison très virulent à une portée de dix mètres, tombe de n'importe quelle hauteur sans subir le moindre dommage, se transforme en flaque d'acide de vingt mètres cube, et dégage une odeur répugnante à volonté.
C'est un mec qui détruit tout d'un seul coup d'œil. Il peut traverser une montagne. Mais grâce à son sang-froid, il ne le fait pas.
10. Ses réflexes ont été reconfigurés par des paranoïaques. « Même les paranoïaques ont des ennemis », aime-t-il à répéter. « Les paranoïaques aussi ont des ennemis », aime-t-il à répéter.
11. Produit d'un homme qui détruit tout ce qu'il touche, elle est une technologie qui veut tuer. Elle se pirate elle-même, modifie ses informations, son code-source, sa base de programmation. Ses membres sont adhésifs. Ça permet de grimper n'importe où. Son crâne est blindé et capitonné car ses pensées sont des lames qui traversent chair et matières. Ses cheveux sont des fils électriques, elle est coiffée d'un champignon atomique.
12. Accompagné de Echarde, sa soeur devenue un hologramme, le Maître de l'Evolution prive tous les mutants de leurs pouvoirs alors que Roquett est en vol : la chute est rude et celui-ci doit être hospitalisé. Un extra-terrestre arrive et veut transformer la Terre en vaisseau et les humains en composants organiques. Le major Valentina se révéle alors être une bombe et explose en tuant Roman.
13. Elle se transforme en gaz pour pouvoir être inhalée ; son corps ainsi que le corps hôte sont détruits lors de sa reformation en une nouvelle entité. Elle acquiert un membre supplémentaire à chaque nouvelle reformation.
14. Une femme explore tous les langages du monde, et remonte peu à peu vers des langages de plus en plus oubliés, traversée par des imprécations de langues inconnues venant du fond des âges, à la recherche du proto-langage, mais vieillit de façon accélérée à chaque nouvelle plongée dans le temps.
15. C'est un ordinateur-garou dresseur d'insectes dont le corps fonctionne comme une batterie. Il est capable de capter toutes les ondes et fréquences (radio, télé, téléphone...), et absorbe l'énergie électrique produite par tous les dérivés d'énergie pure (piles, batteries, prises électriques, etc.). Les plantes lui viennent en aide.
16. Les corps de chair et de sang n'existent en tant que tels que grâce à la cohésion des particules qui les constituent.
Si l'énergie mutante développe des facultés hors normes, elle tend paradoxalement à diminuer cette cohésion.
Un mutant au corps saturé d'énergie mutante est susceptible de perdre tout contrôle, et d'adopter une forme totalement inattendue : c'est la globulisation. Des tentacules sortent de son corps et tentent d'ingérer toute matière organique autour de lui.
-cyborg-