Retraite inviolée des Sadiques
Les femmes aiment vraiment les réseaux photovoltaïques.
POLIIIIIIIIICE !! j'ai vu deux clowns en train de se battre !
Profession : banni des villes métacoalisées
mes mains ont encore le goût de ta peau
Oeuf au micro-onde. Il le sort au bout d'une minute environ.
Il trouve l'oeuf bizarre, approche la tête, et paf, l'oeuf lui explose au visage.
Bilan : cuisine repeinte (lui aussi) :pt1cable:
dans le rêve il me dit : "ne te souviens pas du rêve"
Si seulement tu pouvais t'abstenir de ronfler
et de péter en dormant, putain !
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00:11:02,420 --> 00:11:05,500
Je ne peux pas m'en empêcher.
150
00:11:05,650 --> 00:11:10,060
Si j'éteins ma putain de cigarette,
ce sera au milieu de ton putain de front.
Les gens sont des enculés, et ça c'est la merde !
Elle parle avec sa chatte.
(She's talking through her cunt).
"C'est le fait de ne rien apprendre qui me fait rester jeune."
L'avenir ne peut se faire enculer. C'est l'avenir qui t'encule.
Tu ne peux pas baiser le futur mais le futur t'encule.
Le futur t'encule jusque dans le passé.
planète suicide
du black-metal africain
contaminé par la tranquillité
ferme les yeux et tu verras double
son état est incongru
Un plombage qui explose dans la tête ?
Il creusait un trou
et pensait à une dénommée Andréa.
Ensuite, il a ressenti
une vive douleur dans la bouche.
C'était en fait un plombage qui,
éjecté de son logement,
a explosé dans son cerveau.
Et il est mort.
maliens et sous-maliens
dailymotion - démolition
JE VEUX ENVOYER DES CERVEAUX DE RATS DANS LE passé
quand tu me serres, je glousse comme une vache
cauchemars artificiels
cauchemar de robot
Voler les rêves purs des gens
j'ai un casque sur les yeux et des lunettes sur les oreilles
g 1 sandwich dans la tête
l'océan ne prendra pas ta carte gold
la pluie tombe du jour qui se lève
tu télécharges de la drogue
les gouttes de pluie frappent ta tête comme des centaines de petits marteaux
ton crâne est contaminé à la vie
c'est le syndrome de la tête explosive
le masque à transformation
Mon quartier, c'est une cervelle de rat. Sa complexité, ses connexions, ses possibilités, le réseau de ses possibilités. La combinaison de ses façades et de ses arrière-cours, de ses constantes et hasards, de ses grappes de cellules, d'habitations, d'appartements, de commerces, de maisons. Cet ensemble complexe, mais limité géographiquement, possède la complexité, le niveau de complexité, d'une cervelle de rat, ou de singe peut-être. Les gens et les objets qui l'habitent et la traversent en sont en quelque sorte les super-neurones, dont les trajectoires, évitements, rencontres et collisions forment du sens, un système, des pensées incarnées dans le monde même, un inconscient collectif. Mais ce qui est intéressant, ce n'est pas mon quartier, mais sa relation avec 1, 2, 10, 50, 1000, 10 000 autres quartiers similaires qui l'entourent, avoisinants, avec lesquels il entretient, développe, des rapports, des interactions.
1 ....... cervelle rat
2 ....... cervelle super-rat
3 ....... cervelle chien
4 ....... cervelle singe
5 ....... cervelle humain
Mon grenier est marécageux. Les choses y circulent, ralenties par la macération.
Un seul quartier est encore possible à comprendre, même si c'est difficile. Ses logiques de circulations, de caches, peuvent être peu à peu étudiées, voire comprises. Ce sont des entités complexes, mais à la portée de notre compréhension, si nous y portons beaucoup d'attention, de temps et d'effort. Mais un quart + un quart + un quart. La femme un milieu il risque de .... ....... toute la journée. L'agglomérat des cellules, des histoires issus des différents quarts forme un tout difficile à ............... [englober mentalement], une complexité dépassant notre entendement et augurant le ....... ....... ................ de la sieste.
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Ce bout de quartier dans le 17e est une cervelle de rat. Mon quartier à Montreuil est une cervelle de rat. Mais l'accumulation, l'agglutination et la mise en relation de ces quartiers n'est plus une cervelle rat, mais une cervelle complexe, inconnue, surhumaine, composée de centaines de petites cervelles mises en réseau, accroissant les probabilités de pensées et d'évènements. L'ensemble est un cerveau géant et modulable. Une machine impensable, incalculable, une maxhine, un cerveau-ville, un cerveau-monde très supérieur à la compréhension d'humainimaux dans notre genre. Cette complexité nous dépasse, nous titille, nous englobe, nous y rôdons, attrapant ça et là quelques codes, quelques algorithmes particuliers à un coin de rue. Les oiseaux dans le ciel constituent un bruit de fond, un plancher sur lequel, tels des trajets de neurones, s'entremêlent des millions de trajectoires de dealers, de petites vieilles, de représentants, de familles, de SDF, de voyageurs, de politiques, d'ouvriers, d'employés, de curés, de flics, d'artistes, de sportifs, d'enfants, d'étudiants, de cols blancs, de professeurs, de médecins, de camés, d'imams, de croque-morts, de putes, de musiciens, de facteurs, de cuisiniers, etc. Chacun d'entre nous est un trajet neuronal fendant le cerveau du monde d'une manière particulière. Cela dure une vie pour nous, cela dure 1/10 de seconde dans le cerveau-monde.
Il y a aussi plein de petites tombes dans les cellules, des cellules-tombes. Les corps sont mus et tombent, entre temps traversés par des pensées, des émotions, des sensations, des paroles, et produisant des modifications. Un corps est activé, il se développe, sent et produit, parfois communique, puis s'arrête.
La vie c'est le sang qui tourne, la narine qui frémit, le baiser que l'on porte.
La mort d'un corps produit un creux particulier, un différentiel de vide, pour les autres corps l'ayant croisé, et n'étant pas encore tombés. La mort d'un corps modifie le cerveau-monde.
Le corps est un fleuve prenant de multiples formes et renouvellements. La musique intérieure d'une conscience, la mémoire, sont des excroissances abstraites accidentelles non communicables et perdues à jamais à l'arrêt du corps.